Le prix que vous payez pour vos traductions est-il juste ?

Si tout le monde aime faire des affaires, une bonne traduction a un coût. Pourtant, il peut arriver que quelqu’un vous promette des résultats exceptionnels à un prix incroyable, le tout dans des délais défiant l’entendement. En bref, il vous promettra la lune.

Si vous ne parlez pas la langue et ne pouvez par conséquent pas vérifier la qualité, comment savoir si le prix est juste ?

Prenons l’exemple d’une agence de traduction qui exige de faibles tarifs de la part de ses traducteurs. Lors de la réception de votre commande, cette agence vérifiera dans un premier temps dans sa base de données quels traducteurs sont compétents pour effectuer la traduction.

Trois de ces traducteurs seront ensuite invités à faire une offre pour le projet au moyen d’un système d’enchère à la minute : le prix de la traduction augmente (légèrement) jusqu’à ce que l’un d’entre eux accepte le job.

Si aucun de ces trois traducteurs n’accepte le projet, trois autres sont alors invités à répondre à l’appel d’offres. Le piège ? Le prix maximum est plafonné à des tarifs généralement jugés inacceptables.

En outre, aucun des soumissionnaires n’a accès au contenu du document. Chacun doit donc soumettre une offre à faible tarif sans savoir exactement en quoi consiste le travail. Difficile d’obtenir un résultat de qualité dans ces conditions.

Depuis quelques années, la traduction est de plus en plus considérée comme une marchandise plutôt que comme un service. Cela s’explique notamment par le fait que le coût d’une traduction est souvent calculé au mot.

On y trouve des avantages : le traducteur et le client peuvent s’entendre sur des tarifs à long terme, les négociations sont facilitées et cela fournit un critère bien pratique pour comparer les traducteurs en termes de prix.

Ce système présente cependant des failles. Certains en abusent en abaissant autant que possible le prix au mot et en appliquant des petites ruses visant à réduire le nombre de mots comptabilisés dans le prix final.

Lorsque le prix au mot est la seule mesure utilisée, les étapes d’amélioration de la qualité telles que la recherche terminologique ou la réflexion quant au style adapté au public cible se perdent.

Evidemment, il est nécessaire d’avoir une certaine objectivité financière tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Pourtant, tout comme dans votre propre entreprise, chaque projet est différent. La complexité des textes est variable et la traduction de certains documents exige plus de temps et d’efforts que d’autres.

Considérer la traduction comme une marchandise revient à ignorer ces variables et à appliquer un prix fixe à un service qui implique une quantité d’efforts différente d’un texte à l’autre.

Il s’agit d’un marché libre, où les traducteurs fixent leurs propres tarifs. Si un traducteur veut se montrer compétitif en termes de prix et se démarquer de ses concullègues, qui pourrait l’en empêcher ? Néanmoins, si vous recherchez un excellent service et une valeur ajoutée, rappelez-vous qu’on achète rarement une Ferrari au prix d’une Ford.

Moins vous payez, moins le service sera bon. Si le prix est trop bas, autant utiliser Google Translate plutôt que d’avoir recours à un pseudo-professionnel qui vous fera perdre votre temps et votre argent. Après tout, la qualité ne sera que légèrement inférieure à celle fournie par ce traducteur amateur bon marché. Quitte à ruiner tous les efforts mis dans la rédaction de votre document…

Par contre, si vous attachez toute l’importance qu’il mérite à votre message, mieux vaut le confier à un partenaire de confiance comme skriptó.

Jusqu’où les prix peuvent-ils descendre ?

Imaginons que vous ayez un communiqué de presse rédigé dans les règles de l’art d’environ 2000 mots à traduire. Vous avez informé le traducteur du style et du ton que vous désirez.

Un traducteur expérimenté sera en mesure de traduire cela pour vous en approximativement 6 heures de travail. Pour une relecture par un second traducteur, ajoutez 3 heures supplémentaires. La gestion du projet prendra quand à elle une heure de plus.

Imaginez maintenant qu’un doute surgisse durant la traduction. Malgré tous les efforts mis dans sa rédaction, quelque chose dans le texte source n’est pas tout à fait clair, à moins qu’il ne contienne une incohérence. Ajoutez 30 minutes, voire 1 heure supplémentaire selon la complexité de la question et la joignabilité du client.

Nous voici à 10, 11 heures facturables en tout.

N’oubliez pas que les traducteurs freelances doivent également couvrir leurs propres frais : les impôts, le loyer, les factures énergétiques, le matériel informatique, le café, … (pour n’en citer que quelques-uns). Sans oublier la marge si une agence est impliquée. Comparez cela au coût salarial par heure de votre personnel.

De quelle manière ? Eh bien, demandez-vous si cela correspond à ce que vous paieriez pour les services d’un prestataire dans un autre domaine. Si ce n’est pas le cas, vous devriez vous demander pourquoi.

Un service à bas tarif (ou plutôt un « prix à l’unité ») peut sans aucun doute paraître alléchant. Cependant, les traducteurs devant produire mille mots à l’heure pour espérer un revenu décent ne se soucieront sans doute pas du public que vous ciblez. Ils ne voudront peut-être pas gaspiller leur précieux temps en vous posant des questions à propos d’imprécisions dans le texte source, et encore moins en vous signalant d’éventuelles erreurs.

Les agences qui vous promettent un tarif très bas et des délais de production presque trop beaux pour être vrais ne vous offriront probablement pas la valeur ajoutée dont vous avez besoin.

Qu’il s’agisse de contrats, de communiqués de presse, d’instructions techniques, … vos textes ont de la valeur. Vous ne devriez pas risquer d’obtenir des résultats médiocres uniquement par intérêt financier. Vous vous devez de choisir un partenaire comme skriptó qui travaille avec vous pour créer le meilleur message possible à destination de votre public cible. Une traduction que vous pourrez fièrement soumettre à vos partenaires et clients nécessite un temps de production décent.

En fin de compte, vous en avez pour votre argent. Un prix équitable n’est pas seulement une question de durabilité pour le traducteur. Il s’agit également d’obtenir le résultat que vous méritez.