Comment intégrer le référencement naturel au processus de traduction afin de maximiser votre succès en ligne

Le référencement naturel, technique ou non, se développe à l’international. Certains prétendent à tort qu’il devrait être effectué après la création du site Web concerné. Cependant, appliquer les recommandations relatives au référencement naturel à la suite de la traduction d’un site Web pourrait bien provoquer une reformulation en profondeur. De quoi en retarder le lancement et risquer d’affecter vos finances. Certains aspects de l’infrastructure d’un site doivent impérativement être optimisés de façon à éviter des reformulations de grande ampleur par la suite. Alors, comment procéder pour intégrer cela au processus de traduction ?

L’ancienne approche de la traduction

Les entreprises se focalisant sur de nouveaux marchés mondiaux sont depuis quelque temps déjà conscientes de la nécessité d’un site Web traduit dans les langues cibles correspondantes. En 2014, un rapport établi par Common Sense Advisory affirmait que « 75 % des internautes préfèrent acheter des produits dans leur langue maternelle. Et 60 % achètent rarement, voire jamais, sur des sites anglophones non traduits. ». Concurrencer les marchés internationaux avec un site Web non traduit n’est plus envisageable.

L’approche traditionnelle consistait à se concentrer exclusivement sur la traduction.

Depuis, les choses ont bien changé. Aujourd’hui, les entreprises se rendent compte des avantages que présente la localisation du contenu de leur site Web dans l’optique de leurs marchés cibles. Au lieu de traduire mot pour mot un seul élément de contenu, elles adaptent désormais le contenu de leur site afin d’attirer l’attention de leurs clients. De quoi devenir plus compétitifs par rapport aux concurrents locaux. Grâce à ce processus, connu sous le nom de transcréation, que les messages marketing sont adaptés aux différentes langues et cultures tout en conservant le contexte original et le but du message.

Néanmoins, la localisation et la transcréation ne suffisent pas pour réussir sur le plan mondial. Encore faut-il que vos clients puissent trouver votre site Web. Et le seul moyen pour cela est d’accroître votre visibilité en ligne. C’est ici qu’intervient l’intégration du référencement naturel au processus de traduction.

Une nouvelle approche pour réussir sur le plan international

Afin de réussir sur de nouveaux marchés, vous devez optimiser la visibilité de vos produits ou services. Pour ce faire, le référencement naturel doit être intégré au processus de traduction et adapté aux différents marchés. Les éléments fondamentaux à prendre en considération sont la recherche de mots-clés localisés, la structure de votre site et la mise en œuvre de balises Hreflang.

La recherche de mots-clés localisés

Beaucoup d’entreprises se contentent de traduire des mots-clés propres à leur pays d’origine dans l’espoir de bien se positionner sur de nouveaux marchés. Toutefois, cette stratégie ne prend pas en compte le volume de recherche sur les différents marchés, ni les mots-clés propres à chaque pays.

Pour vous assurer que vous ciblez les bons mots-clés, faites appel à une agence dont les linguistes natifs comprennent également le processus de recherche par mots-clés. Et n’oubliez pas, ce processus doit se dérouler en parallèle du référencement technique. Nous allons à présent passer ces deux éléments en revue.

Structure du site : quel domaine ?

Lorsqu’il s’agit de la structure du site, il est important de tenir compte des plans de développement futurs. Assurez-vous que l’option choisie est à l’épreuve du temps et répond à vos besoins.

Voici trois options à prendre en considération :

  • Le domaine de premier niveau national (exemple.be)

Il s’agit généralement de l’option privilégiée lors du choix de domaine dans le cadre d’une ouverture à l’international. En utilisant le domaine de premier niveau national, vous envoyez un signal fort aux moteurs de recherche. Vous signifiez que vous ciblez un pays spécifique, tout en établissant un lien de confiance avec l’utilisateur. Cela se soldera par un meilleur taux de clics dans les pages de résultats du moteur de recherche. Par exemple, les internautes français sont incontestablement influencés par les sites Web “.fr”. Ils seront plus susceptibles de visiter ces sites que ceux dont le domaine générique est “.com”.

L’inconvénient du domaine de premier niveau national, c’est qu’il n’y a pas de partage de l’autorisation du lien à partir d’un domaine de premier niveau. Dans l’absolu, vous construisez de zéro l’autorisation du lien menant à ces sites, ce qui peut rendre le classement plus difficile. Il se peut aussi que votre domaine ne soit pas disponible sur de nouveaux marchés.

  • Sous-dossier (exemple.com/be)

Le principal avantage de l’approche par sous-dossiers est l’autorisation du lien partagée du domaine de premier niveau. Tout lien établi à travers tous les sites du pays bénéficiera aux sites suivants, car cette autorisation du lien est détenue au sein du domaine de premier niveau. Cela peut représenter un véritable avantage de positionnement pour l’ensemble de vos sites régionaux, même s’ils sont relativement nouveaux.

Par contre, il inspirera moins confiance qu’une structure en domaine de premier niveau national, ce qui peut avoir un impact sur le taux de clics. C’est aussi un signal de localisation plus faible pour les moteurs de recherche que domaine de premier niveau national et les structures en sous-domaines.

  • Sous-domaine (fr.exemple.com)

Cette approche se situe entre les deux autres en termes d’avantages et d’inconvénients. En premier lieu, elle présente un certain degré de signal de localisation donné aux moteurs de recherche. En effet, vous pouvez héberger des sous-domaines distincts dans des pays différents, ce qui pourrait potentiellement vous donner un meilleur classement dans ces pays. Cette approche implique par ailleurs un certain partage de l’autorité du domaine principal certainement moins claire qu’avec l’approche par sous-dossiers.

Toutefois, une certaine activité de liaison sera toujours requise, car vous ne bénéficierez pas de l’ensemble de l’autorisation du lien du domaine de premier niveau national. De plus, le signal de localisation sera moins fort qu’avec un seul domaine de premier niveau national.

Il est important de choisir une structure de domaine qui convienne à votre entreprise autant qu’à vos projets de développement futurs. Le domaine de premier niveau national représente la structure idéale, bien qu’elle ne soit pas envisageable pour certaines sociétés. A défaut, vous pouvez décider de privilégier le partage de l’autorisation du lien, optant ainsi pour une structure en sous-dossiers. Quelle que soit l’option choisie, il est important de prendre en considération la structure du site avant de passer à la création du site Web et non après.

La mise en œuvre de balises Hreflang

Une balise “Hreflang” ou “sitemaps” est une balise HTML que vous pouvez ajouter directement au code source d’une page lorsque vous avez du contenu spécifique à une langue ou à une région. Elle aide les moteurs de recherche à comprendre le langage d’un contenu, assurant ainsi leur utilité aux bons internautes sur le bon marché. Une mise en œuvre correcte des balises Hreflang est essentielle pour un classement correct de vos sites Web localisés.

Il est fondamental de mettre correctement en œuvre les balises Hreflang pour deux bits de contenu de même langue qui ciblent deux pays distincts, comme le français de France et celui du Canada. Faute de quoi, vous pourriez affecter vos chances de classement organique sur tout un marché.

Un fournisseur ou deux ?

Vous souhaitez intégrer le référencement et la traduction dans un flux de travail ? Dès lors, il sera essentiel d’avoir un fournisseur spécialisé dans la traduction de sites Web pour les moteurs de recherche, voire deux fournisseurs : un spécialiste du référencement naturel et une agence de traduction professionnelle.

Vous avez déjà le soutien d’une agence pour le référencement naturel dans le cadre de votre stratégie de marketing numérique. Et décider de juste sous-traiter l’élément traduction peut sembler être l’option la plus simple. Pourtant, la gestion de deux fournisseurs pourrait devenir une tâche délicate : il est difficile d’intégrer ainsi le référencement au processus de traduction.

De surcroît, certaines agences numériques peuvent être des spécialistes du référencement naturel, sans pour autant avoir la même expertise dans la structure de sites internationaux ou la recherche de mots-clés internationaux. Enfin, à chaque fois que vous mettez le contenu à jour, vous seriez amené à écraser le travail de référencement naturel précédent. Cela peut mener à des coûts élevés qui vous obligeront à refaire le travail de référencement naturel. Ce qui aura des répercussions à la fois sur les coûts du projet et sur l’affluence des recherches menant à votre site.

Avec un seul fournisseur, vous gérerez le processus beaucoup plus facilement. Les workflows du prestataire de services linguistiques devront être affinés afin d’intégrer le référencement naturel dans l’ensemble. Le coût initial pour le travail de référencement naturel sera intégré, ce qui vous fera économiser de l’argent sur le long terme.

En faisant appel à un fournisseur unique, vous vous assurez que la recherche de mots-clés a été effectuée et qu’elle est pertinente pour le nouveau marché.

Et ensuite ?

Le marché de la traduction a beaucoup changé au cours de ces dernières années. Le simple contenu traduit avec pertinence est devenu contenu localisé qui interpelle écho. Il est maintenant optimisé à l’échelle locale pour une visibilité organique accrue (c’est-à-dire la visibilité obtenue gratuitement sur les moteurs de recherche et sur les réseaux sociaux).

Bien que l’intégration du référencement naturel constitue un grand pas en avant. Pourtant, il reste encore beaucoup à faire pour augmenter votre succès sur de nouveaux marchés. La prochaine étape pour les entreprises qui se développent à l’international est de tenir compte des facteurs culturels. Cette étape comprend les méthodes de paiement, options de livraison et signes de confiance optimaux pour ces marchés. En l’incorporant au référencement naturel, vous améliorerez votre visibilité en ligne, vos taux de conversion, sans oublier votre retour sur investissement global.